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La définition du jeûne (as-Siyâm) :
Linguistiquement en arabe le mot Siyâm veut dire s'abstenir d'une chose dans l'absolue.
Dans la Loi sacré, il prend le sens de se priver de nourriture, de la boisson,
de liaison conjugale de la Salat al-Fajr jusqu'au coucher du soleil annoncer par la Salat al-Maghreb.

Tous musulman(e)s :

- L'Islam
- Nourrir l'intention la veille du 1er jour.
- Que le musulman(e)s soit doté de sa raison.
- S'abstenir de nourriture et de boisson ainsi que de rapport sexuelle.
- Pour la femme, ne pas avoir de menstrues ou de lochies.

- Celui qui a perdu sa raison.
- Le voyageur (dont le but de son voyage est licite).*
- Le malade ou la personne âgée dont le Jeûne nuiraient à leur santé.
- La femme enceinte risquant des complications en jeûnant.
- La femme qui allaite un bébé par peur de la santé de celui-ci.
- Celui qui est sur le sentier d'Allâh dont le jeûne affaiblirait sa force.
* Est compté comme voyage chez les juristes, un voyage d'une distance dépassant 80km.
source : Qui est tenu du Jeûne & qui en est dispenser
En l'Occasion Joyeux Ramadane



En effet, il est rapporté par la voie de l'Émir des Croyants 'Umar ibn al-Khattab 
que le Prophète
a dit
:
:
Said Nursi, surnommé Bediuzzaman (c'est-à-dire le Prodige du Temps), est né
en 1877 dans le Sud-Est de la Turquie et est mort en 1960 à Urfa, dans le
même pays. Pour plus de détails sur sa longue vie exemplaire, les lecteurs
peuvent se référer à sa biographie. Durant sa vie, il connut les dernières
décennies de l'Empire Ottoman, son effondrement après la Première Guerre
Mondiale et l'établissement de la République Turque, puis les vingt-cinq
années de règne du Parti Républicain du Peuple, bien connu pour ses mesures
prises contre l'Islam, suivi des dix années au pouvoir du parti Démocrate,
durant lesquelles Bediuzzaman a pu jouir de plus de liberté. Il est célèbre pour
sa collection de livres intitulée Risale-i Nur. Nous ne mentionnerons ici que
certains points concernant le Risale-i Nur et nous insisterons plus
particulièrement sur la compréhension de l'ouvrage intitulé Les Paroles. Dans
le même but, nous aborderons rapidement les grands traits qui caractérisent
le Risale-i Nur, ainsi que la méthode propre à Bediuzzaman pour enseigner les vérités coraniques.
Bediuzzaman a affiché une intelligence et une capacité extraordinaires à
apprendre dès son jeune âge, terminant ainsi le cours normal de l'éducation "
medrese " (école religieuse) à l'âge de quatorze ans, obtenant son diplôme avec
beaucoup d'avance. Il devint célèbre pour sa mémoire prodigieuse et son
record imbattable de débats avec d'autres savants religieux. Une autre
caractéristique de Bediuzzaman fut de montrer, alors qu'il était encore très
jeune, son mécontentement à l'égard du système d'éducation existant, pour
lequel il formula plus tard des propositions complètes pour sa réforme. Le c?ur
de ces propositions était le rassemblement et l'enseignement en commun des
sciences religieuses traditionnelles et des sciences modernes, ainsi que la
création d'une université dans les provinces orientales de l'Empire, le
Medresetü'z-Zehra, où cette proposition, de même que toutes les autres,
seraient mises en pratique. En 1907, ses efforts dans ce domaine l'ont porté à
Istanbul où il eut un entretien avec le Sultan Abdulhamid. Bien
qu'ultérieurement il ait reçu deux fois des fonds pour la construction de cette
université, et que ses bases furent fondées en 1913, elle ne fut jamais terminée
en raison de la guerre et des vicissitudes des temps.
Contrairement à ce que faisaient les savants religieux à cette époque,
Bediuzzaman étudia lui-même et maîtrisa presque toutes les sciences
physiques et mathématiques, et étudia plus tard la philosophie, croyant que
c'était seulement de cette façon que la théologie islamique (qalâm) pourrait
être renouvelée et pourrait ainsi répondre avec succès aux attaques auxquelles
le Coran et l'Islam étaient alors soumis.
Bediuzzaman décrit un événement décisif qui eut lieu dans sa jeunesse et qui
lui indiqua la direction à prendre : il entendit que Gladstone, le ministre
britannique chargé des Colonies, avait fait des menaces explicites contre le
Coran. L'intention déclarée de Gladstone de discréditer le Coran_ puisque cela
s'avérait la seule véritable solution pour dominer les peuples musulmans et
pour mener à bien leurs ambitions _ éveilla en Bediuzzaman une réaction
fulgurante. Il fit une promesse : " Je prouverai au monde entier que le Coran
est une source de Lumière qui ne mourra jamais et ne s'éteindra jamais ! " Dès
lors, il fit tout pour employer son immense savoir aussi bien dans le domaine
des sciences traditionnelles religieuses que dans le domaine des sciences
modernes au service du Coran ; afin de prouver que c'était un miracle, de le
défendre contre les attaques qui étaient souvent faites au nom de la science et
du progrès, et de raconter ses vérités à la lumière des récents progrès
scientifiques. Il chercha à prouver que, contrairement aux revendications de
ses ennemis, le Coran était la source du vrai progrès et de la civilisation, et de
surcroît, puisque c'était le cas, l'Islam dominerait le futur malgré son relatif
déclin et sa régression à cette époque.
Au cours du temps, l'enseignement des sciences physiques fut abandonné dans
les medrese, ce qui contribua directement au déclin de l'Empire Ottoman
relatif à l'avance de l'Occident. Dès le 19ème et début du 20ème siècles,
l'Europe avait gagné la domination sur le monde islamique, et dans ses efforts
pour étendre sa emprise, attaquait le Coran et l'Islam au nom de la science et
du progrès, les prétendant _ à tort _ être incompatibles. Au sein même de
l'Empire Ottoman, il y avait aussi une petite minorité de gens qui favorisaient
l'adoption de la philosophie et de la civilisation occidentales. Ainsi, tous les
efforts de Bediuzzaman constituaient à prouver et démontrer le
non-fondement de ces accusations, et que, loin d'être incompatible avec la
science et le progrès, le Coran était la source du progrès et de la véritable
civilisation.
Les années jusqu'à la fin de la Première Guerre Mondiale étaient les dernières
décennies de l'Empire Ottoman et représentaient, comme le dit Bediuzzaman,
la période du 'Vieux Said'. Il s'efforça à servir la cause de l'Empire et de l'Islam
en participant de façon active à la vie sociale et au domaine public. Pendant la
guerre, il commanda avec succès les milices sur le front caucasien contre les
attaquants russes. C'est pour cette raison qu'il fut plus tard attribué une
médaille de guerre. Pour renforcer le moral des troupes, il manifestait son
courage et son mépris de l'ennemi en refusant de se cacher dans les tranchées,
en dépit du danger constant qu'il courait. Ce qui est d'autant plus stupéfiant,
c'est que Said Nursi écrivit ses célèbres commentaires sur le Coran, Les Signes
de Miracles, à cette même période de conflit, en dictant à un scribe, tout en
restant sur son cheval. Déclarant que le Coran contient les sciences qui font
connaître le monde physique, ses commentaires forment un ouvrage original
d'une grande importance, qui rassemble les sciences religieuses et modernes
comme il l'avait proposé. Lors des combats, Bediuzzaman fut fait prisonnier
par les Russes en mars 1916. Il réussit à s'échapper au début de 1918, et rentra
à Istanbul en passant par Varsovie, Berlin, et Vienne.
De la défaite des Ottomans s'ensuivit la fin de l'Empire et son démembrement,
et l'occupation d'Istanbul et des régions de la Turquie par les forces étrangères.
Ces années difficiles virent également la transformation du 'vieux Said' en un
'nouveau Said', qui marque le début de la deuxième grande période de sa vie.
En dépit de l'acclamation qu'il reçut due aux services qu'il a rendus en
combattant les Anglais et en tant que membre du Darü'l-Hikmeti'l-Islâmiyya
(La Maison de la Sagesse Islamique), un corps instruit attaché au bureau de
Shaykh-u'l-Islam, Bediuzzaman vécut un changement mental et spirituel
profond. C'est alors qu'il décida de tourner le dos à ce bas-monde. Quand il
comprit que les sciences "humaines" et la philosophie n'étaient pas des moyens
suffisants pour atteindre la Vérité, il choisit la révélation coranique comme
"Guide unique". En reconnaissance de ses services dans la lutte pour
l'Indépendance de la Turquie, Mustafa Kemal invita Bediuzzaman à Ankara.
Cependant, il fut attristé de voir à son arrivée, qu'au moment même de la
victoire des Turcs et de l'Islam, des idées athées se propageaient parmi les
députés et les fonctionnaires, et beaucoup d'entre eux négligeaient leurs
obligations religieuses. Pour renforcer la foi des représentants du peuple, il
publia divers ouvrages qui eurent un effet très positif.
Après être resté environ huit mois à Ankara, Bediuzzaman comprit qu'il ne
pourrait pas travailler aux côtés de Mustafa Kemal et des nouveaux leaders,
car ceux-ci avaient une vision et des objectifs tout autres que les siens. Il
décida de combattre leurs projets de sécularisation, mais pas dans l'arène
politique. Ainsi, quand Mustafa Kemal lui offrit des hauts postes et d'autres
avantages, il les refusa et quitta Ankara pour aller à Van, ville du Sud-Est de la
Turquie. Il s'y retira pour y mener une vie spirituelle, et y pratiqua la
contemplation et la méditation. Il recherchait la meilleure voie à prendre pour
son peuple.
En peu de temps, les craintes de Bediuzzaman concernant le nouveau régime
se réalisèrent: Les premières mesures pour faire de la Turquie un état laïc
furent prises. Le régime se fixa pour objectif principal de réduire la puissance
de l'Islam dans l'état, et même à terme de l'extirper de la vie des Turcs. Suite à
cette politique, au début de 1925, une rébellion éclata dans l'Est, dans laquelle
Bediuzzaman, qui a toujours été contre la guerre civile, ne joua aucun rôle. Or,
parce qu'il se trouvait dans la région et surtout parce qu'il était contre les
projets du gouvernement pour l'occidentalisation de la société, il fut accusé à
tort d'avoir organisé cette rébellion. Il fut alors envoyé en exile à l'Ouest du
pays avec des centaines d'autres innocents. C'est ainsi que commencèrent dans
l'injustice vingt-cinq années d'exile, d'emprisonnement, et d'oppression
illégale. Il fut envoyé à Barla, un tout petit village dans les montagnes de la
province d'Isparta. Toutefois, les efforts des autorités pour isoler Bediuzzaman
et pour diminuer son influence produirent l'effet inverse, car il était prêt et
détenait toutes les qualités pour relever le nouveau défi. Il passa ses années à
écrire_ malgré toutes les contraintes qu'on lui affligeait _ la fameuse collection
de livres intitulée Risale-i Nur. Ses ?uvres circulèrent dans le silence et prirent
racine, combattant dans la voie la plus constructive la tentative de déraciner
l'Islam, l'athéisme et le matérialisme que certains espéraient faire pénétrer
dans l'esprit des Musulmans.
Le Risale-i Nur
Le Risale-i Nur fut donc écrit dans le but d'interpréter et d'expliquer les vérités
coraniques ainsi que la foi à l'homme moderne, qui est dérouté face à l'assaut
des penseurs matérialistes, afin qu'il puisse atteindre la véritable foi, loin des
doutes et des incertitudes qui le secouent et le fragilisent face à l'ennemi. Le
Risale-i Nur démontre la supériorité du Coran dans tous ses aspects et est en
soi une réfutation de la philosophie matérialiste de l'Occident. Pour parer à un
possible malentendu, il convient de rappeler ici que Bediuzzaman n'a jamais
été un anti-Occident en tant que tel. Il nourrissait un grand espoir pour le
salut de toute l'humanité. Il était simplement intransigeant contre l'athéisme
et les philosophies matérialistes telles que le Positivisme et le Naturalisme, qui
utilisent la science pour justifier leurs idées.
Devenu le nouveau Said, Bediuzzaman se plongea dans l'étude du Coran,
recherchant une voie de relier ses vérités à l'homme moderne. A Barla, dans
son isolement, il commença à écrire des traités expliquant et prouvant ces
vérités, car le Coran lui-même et ses vérités étaient désormais soumis à des
attaques directes.
Le premier de ces traités concernait la résurrection des morts, qui, dans un
style unique à Bediuzzaman, prouve de façon rationnelle la résurrection du
corps, là où même les plus grands savants avaient admis leur ignorance. Il y
décrit sa méthode d'explication en trois étapes : premièrement, l'existence
Dieu est prouvée, puis Ses Noms et Ses Attributs, et enfin la résurrection des
morts est " construite " sur ces principes et est alors prouvée. Bediuzzaman ne
s'attribuait pas ses écrits, mais déclarait plutôt qu'ils émergeaient du Coran
lui-même et qu'ils étaient " des rayons de lumière émanant de [ses] vérités ".
Ainsi, le Risale-i Nur n'est pas un commentaire traditionnel du Coran qui
interpréterait tous ses versets en donnant les raisons immédiates de leur
révélation et le sens apparent des mots et des phrases. Le Risale-i Nur est
plutôt ce qui est connu sous le nom de " mânevî tefsir " (interprétation
spirituelle), c'est-à-dire un commentaire qui expose les vérités coraniques, qui
explique et prouve la véracité des enseignements du Coran. Il existe en effet
diverses formes de commentaires. Les versets les plus étudiés dans le Risale-i
Nur sont ceux qui concernent les vérités de la foi, telles que les Noms et les
Attributs divins, l'activité divine dans l'univers, l'existence de Dieu, l'unité
divine, la résurrection, l'existence des prophètes, la Détermination divine ou le
destin, et les obligations religieuses. Bediuzzaman explique comment le Coran
s'adresse à tous les hommes de toutes les époques selon leur degré de
compréhension et de développement. Le Coran a un côté qui parle à tous les
siècles. Le Risale-i Nur, alors, explique ce côté du Coran qui parle à notre
temps. Passons maintenant à d'autres aspects du Risale-i Nur liés à ce sujet.
Dans beaucoup de ses versets, le Saint Coran invite l'homme à observer
l'univers et à réfléchir sur l'activité divine qui s'y trouve. Utilisant cette
méthode, Bediuzzaman fournit des preuves et des explications pour les vérités
de la foi. Il compare l'univers à un livre, et le regardant de la manière montrée
par le Coran, c'est-à-dire 'le lisant' en recherchant sa signification, découvre et
apprend des choses concernant les Noms et les Attributs divins et d'autres
vérités de la foi. Le but du livre (l'univers) est de décrire son Auteur et Créateur
; ainsi, les êtres deviennent des preuves et des signes de leur Créateur. Un
élément important dans la voie du Risale-i Nur est la réflexion ou la
contemplation (tefekkür), en "lisant" le Livre de l'Univers afin d'accroître sa
connaissance de Dieu et d'obtenir la " certitude " dans notre croyance aux
vérités de la foi.
Bediuzzaman démontre que les vérités irréfutables, telles que l'Unité Divine,
sont les seules explications rationnelles et logiques de l'univers. Et en faisant
des comparaisons avec les philosophies naturalistes et matérialistes _ qui
usent de la science pour nier ces vérités _ Bediuzzaman montre, preuves à
l'appui, que des concepts, comme la causalité et la nature, sur lesquels ils se
basent s'avèrent irrationnels et absurdes.
En effet, en découvrant l'ordre et le fonctionnement de l'univers, la science ne
contredit pas la foi, bien au contraire, elle élargit et approfondit la
connaissance des vérités de la foi. Dans le Risale-i Nur, beaucoup de
descriptions de l'Activité Divine dans l'univers sont regardées à travers les
lunettes de la science, et reflètent la connaissance que Bediuzzaman en a. Le
Risale-i Nur expose de façon claire qu'il n'y a ni contradiction ni conflit entre
la religion et la science.
En outre, tous ces sujets discutés dans le Risale-i Nur sont présentés en tant
qu'arguments raisonnés et prouvés selon la logique. Toutes les vérités les plus
importantes de la foi sont prouvées si clairement que même les non-croyants
admettent leur nécessité. Il en est de même pour les vérités inspirées du Coran,
même les plus profondes et les plus inaccessibles sont rendues accessibles au
moyen de comparaisons, qui les rapprochent de notre compréhension comme
1des télescopes, de sorte qu'elles soient aisément compréhensibles par les gens
1du commun et ceux sans connaissance préalable sur ces questions.
Un autre aspect du Risale-i Nur, lié au côté du Coran qui s'adresse à notre
époque, est qu'il explique tout du point de vue de la sagesse; c'est-à-dire,
comme il est mentionné encore ci-dessous, il explique la finalité de toute
chose. Il considère chaque chose du point de vue du Nom Divin : L'Omniscient.
Aussi, suivant cette méthode, dans le Risale-i Nur, Bediuzzaman a résolu
beaucoup de mystères de la religion, tels que la résurrection des corps, le
Destin divin et le libre-arbitre de l'homme, l'énigme de l'activité constante
dans l'univers et le mouvement des particules ; alors que l'homme qui ne
faisait usage que de son intelligence et de sa philosophie avait été impuissant à
résoudre ces mystères.
Alors qu'il demeurait encore dans la ville de Barla, Bediuzzaman rassembla le
traité sur la Résurrection et les textes qui le suivirent sous forme d'une
collection qu'il nomma Les Paroles (Sözler). Il y avait d'abord trente-deux
textes, auxquels vinrent s'ajouter trente-trois autres plus tard. Le Traité sur la
Résurrection devint " La Dixième Parole ". Les neuf premières Paroles sont des
textes courts et simples qui décrivent, à travers des paraboles, les vertus et les
avantages de la foi et de l'adoration. Dans le Risale-i Nur, on trouve beaucoup
d'analyses et de comparaisons entre le guidance et la perdition, la croyance et
l'incroyance, qui dévoilent les souffrances qu'endurent le non-croyant et
démontre que le progrès et le vrai bonheur de l'homme se trouvent dans la
reconnaissance du Maître de ce monde et dans la soumission à Lui.
Les Paroles qui suivent La Dixième Parole englobent de nombreux sujets, tous
de grande importance. Parmi eux, les Douzième et Treizième Paroles qui
s'attachent à comparer le Coran et la philosophie ; les explications de l'Unité
Divine, la proximité de Dieu pour nous et notre distance de lui dans les
Seizième et Trente-deuxième Paroles ; les preuves du miracle coranique dans
la Vingt-cinquième Parole qui répond tout particulièrement aux critiques des
scientifiques athées ; la Vingt-sixième Parole sur la Détermination Divine et le
libre-arbitre ; l'immortalité de l'esprit, les anges et la résurrection dans la
Vingt-neuvième Parole ; et enfin la nature de l'ego de l'homme et la
transformation des minuscules particules dans la Trentième Parole.
Les Paroles fut suivi de Les Lettres (Mektûbat), une collection de trente-trois
lettres écrites par Bediuzzaman à ses élèves ; puis Les Eclairs (Lem'alar), et Les
Rayons (Sualar), qui fut terminé en 1949. On trouve dans ces deux dernières
?uvres les discours de défense de Bediuzzaman qu'il avait rédigés à l'occasion
de ses procès à Eskisehir en 1935 et à Afyon en 1948-49. A côté de cela, il y a
trois collections de 'Lettres Ajoutées', en relation avec chacun de ses lieux
d'exile : Barla Lahikasy, Kastamonu Lahikasy et Emirdag Lahikasy.
La façon dont le Risale-i Nur fut écrit et diffusé est unique en son genre,
comme le travail lui-même. Bediuzzaman dictait à grande vitesse à un scribe,
qui écrivait le texte en question à la même vitesse. L'écriture réelle était très
rapide. Bediuzzaman n'avait aucun livre comme référence puisque depuis le
nouveau régime, l'écriture et la mise en circulation d'?uvres religieuses était
interdite.
Par conséquent, toutes les ?uvres de Bediuzzaman furent secrètement écrites
en plein air, à la montagne et à la campagne. Des copies manuscrites furent
alors tirées et furent discrètement copiées dans les maisons des 'élèves' du
Risale-i Nur, selon leur appellation. Ces copies passaient de village en village,
puis de ville en ville, jusqu'à ce qu'elles soient répandues dans l'ensemble de la
Turquie. Ce fut seulement en 1946 que les élèves du Risale-i Nur purent
obtenir des machines à dupliquer (ancêtres de nos photocopieuses actuelles).
[Jusqu'à cette date, ses ?uvres étaient recopiées à la main et en secret ; leur
nombre _très impressionnant_ s'élève à environ 600 000 !] Et ce fut
seulement en 1956 que Les Paroles ainsi que d'autres ouvrages furent
imprimés avec les nouveaux moyens de presse moderne, et avec le nouvel
alphabet latin (qui avait été imposé par le nouveau régime). Il est clair que
tous les efforts faits pour stopper le mouvement du Risale-i Nur furent vains.
Après 1950, c'est-à-dire la période du 'troisième Said', appelée ainsi par
Bediuzzaman lui-même, il y eut une grande augmentation du nombre de ses
élèves, en particulier parmi les jeunes et ceux qui étaient passés par le système
d'éducation laïque de la République. A cette même période, le nombre de ses
élèves augmenta aussi à l'extérieur de la Turquie. Nous sommes loin
d'exagérer en disant que le Risale-i Nur, en transmettant le message du Coran
à sa façon unique, c'est-à-dire en apportant une réponse aux problèmes de
l'homme moderne, a joué un rôle majeur dans la revivification de la foi
islamique en Turquie en ces périodes sombres, et dans la résurgence de l'Islam
qui se produisit en conséquence.
Avant toute chose, les gens de notre époque veulent des réponses rationnelles à
toutes leurs questions, ils veulent savoir " pourquoi " ? Et bien que les progrès
de la science ne cessent d'avancer, de la plus minuscule particule subatomique
aux particules les plus obscures, les plus éloignées de l'espace, la science
demeure impuissante face à cette question. Elle est incapable de répondre à la
question " pourquoi ?" Alors que le Risale-i Nur, prenant comme source
d'inspiration la révélation divine du Coran, regarde les choses du point de vue
de la sagesse. Il explique la sagesse, le but et les objectifs de tous les sujets dont
il traite. De plus, il fournit des réponses rationnelles et satisfaisantes à toutes
sortes de questions concernant la croyance, la vie, et l'existence. La philosophie
et la science, quand elles sont au service de la pensée matérialiste, jettent le
monde dans un abîme de non-sens et d'absurdité, et l'homme dans un état de
doutes, de craintes et de désespoir. En expliquant le message du Coran à
l'homme de notre époque, le Risale-i Nur sauve l'homme de la pénombre du
désespoir en illuminant de sens sa personne et le monde dans lequel il se trouve.
(c) Traduit par S. Gunay à partir du texte en anglais qui se trouve à cette
adresse : http://www.risaleinur.com
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